Blondel, François
Cours d''architecture (1-3) — Paris, 1675

Page: 58
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COURS D’ARCHITECTURE

Livre
Ch a p.


LIVRE TROISIEME.
Des Entablemens.



Entablement que
Vitruve & les Ita-
liens appellent Or-
nement, cft l’Archi-
trave , frize &: cor-
niche.


Des maniérés dif-
ferentes des Anciens
pour les toits & les
planchers de leurs
Bâti mens.

La première pour
ceux dont la largeur
n’elioit pas trop
grande.

CHAPITRE PREMIER.
De l'Origine des Entablemens.
I tr u ve de quafi tous les Architectes Italiens appellent
L Ornement ce qui fe met lur les Colonnes, c’cft à dire 1* Ar-
chitrave , la fnfe de la corniche ; mais comme il y a divers
autres ornemens dans l’ArchiteCture dont il faut fouvent
parler : de peur que ce terme étant équivoque dans fa lignification,
ne caufàt de la confufion dans ce difcours , nous avons jugé
plus a propos de nous fervir de celuy de Travaifon où d’Entable-
ment pout exprimer ce qui fe met fur les Colonnes , d’autant plus
que ce mot elt en ufage depuis long-temps de dans nos Auteurs
François de parmi nos Architectes.
Quoy qu’au commencement de la première partie de ce
Cours d’Architecture nous ayons dit quelque.chofe en partant
de l’origine des parties de l’Entablement fuivant le lentiment
de Vitruve : Pour en avoir ncantmoins une connoiflance plus
parfaite , il eft bon de lçavoir que les Anciens avoient deux dif-
ferentes maniérés de faire les Planchers de les Toits de leurs Bafti—
mens, fuivant la différence de leurs largeurs ; Car à ceux qui nettoient
point par trop amples de dont la largeur cltoit appellée Commode
parmi eux , ils fe contentoicnt de mettre des labliercs fur les murs
de la longueur , c’eit à dire fur ceux des flancs où codez , de djaf_
feoir fur ces fiblicres des poutrelles où folivcaux partants dans tou-
te la largeur, lefquels eftoient une fois de demie plus hauts que lar-
ges où épais , pofez de chamj) où à couteau , c’efl: à dire fur leur
moindre epaifleur,& efpacez a diftance l’un de l’autre de toute leur
hauteur , fur lefquels ils cloüoient des aix dont ils achevoient les,
planchers.
Pour les Toits voicy ce qu’ils pratiquoient : Ils faifoient des pignons
aux deux bouts du batiment fur les murs de la largeur , c’elf à
dire fur ceux de devant de de derrière , fur qui ils poloient le
faiite , du haut duquel ils faifoient defeendre de part de d’autre fur
les pantes du toiCt, de gros chevrons où de petites forces de même
epaifleur de grofleur que celle des Soliveaux partants du Plancher de
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