Blondel, François
Cours d''architecture (1-3) — Paris, 1675

Page: 137
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SECONDE PARTIE

*37
Livre VII.
W•• W Chap- I-
LIVRE SEPTIEME.
DES FRONTISPICES OV FRONTONS.

.CHAPITRE PREMIER


De /’Origine des Frontons*
ES Frontons, comme nous avons dit, ne font autre dJroimons imaSes
chofe que l’image de cette partie du baftiment qui s 1 ü'l0m*
s’élève îur les faces de devant & de derrière en forme
de pignon , afin de pouvoir à fa pointe porter le
faille du toiCt de fes pantes fur les coftcz à droitte de
à gauche»
Il Va apparence que les premiers Grecs navoient point lufaee de ?o«nthichs,pre-
*r . 1 ,r *■ yf j -S ai mie*sinvenceursdes
ces toiCts en pointe, puilque nous liions dans quelques Autheurs Frontons des xea*.
Anciens que l'invention en eit dcüe aux Corinthiens, qui les pre- pIes’
miers ont couvert leurs Temples par un toidt à deux ailes à l’imita-
tion de celles d’un Aigle, donnant pour ce fujet le nom de cet
oifeau à cette manière de couverture qui fut appellée par eux
de par les autres Grecs qui s’en iont (ervis dans la fuite.
Et comme la plufpart des maifons qui fe voyent prefentement fa,fccss
enGrece, de meme en Egypte de quafi par tout le Levant, (ont cou- balu/lraou
vertes en terraffe toute platte de bordées feulement d’un petit mur Fron rendront
d’appuy tout à l’entour , fans qu’il y ait aucune élévation de cou- ioTs ^Imt
verture : de qu’il y a fujet de croire que le même ùfage s’obfervoit enco- tou7ieLevantpils
re au temps des Anciens -, Nous pouvons dire avec quelque vrai-
femblance que c’eft à cette imitation qu’ils avoient accouftumé de
finir les façades de leurs bâtimcns profanes de communs, auxquels
ils ne donnaient qu’une balultradc ou tout au plus un Attique de
fans Fronton au deffus du grand entablement , dont nous voyons
encore tant d’exemples en divers endroits dans les Thermes de par Les Frontons
tout aux Arcs de Triomphe 5 de qu’il n’y avoir que les Temples qufpou^eTxtnî'
qu’ils étoient obligez de couvrir en pointe à caufe de leur largeur, Fles-
puifqu’il eft très vray que les Anciens ne donnoient jamais de fron-
tons qu'aux Temples , confiderant cet ornement comme quelque
chofe de facré, lequel neanmoins pafla enfuite , par la flatterie des Ar-
chitectes, aux façades des Palais des Empereurs, de de la par corrup-
tion indifféremment à toutes forces de bâtimens.
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