Blondel, François
Cours d''architecture (1-3) — Paris, 1675

Page: 274
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L IVRE IV.
Ch a p. I.

Rien ne Hoir por-
ter à faux dans un
Edifice.

Il faudroit donc
que le vif de la plin-
the de la bafe du fé-
cond eftage & de?
membres entre elle
& la corniche répon-
dît à celui du haut
de la Cdonne de
deflous.

Mais par ce mo-
yen le vif de la Co
Ionne de deflus elt
reculé en arriéré de
celui de dellbus ou
elle eft trop dimi-
nuée.

Celles du Colizée
font en retraite
■l'une lur l’autre.


*74

COURS D’ ARCHITECTURE


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LIVRE QUATRIEME.
£> £ LA DIFFERENTE GROSSE FR
DES COLON N ES MISES LES V N ES SV R LES AV 7 RE S.


CHAPITRE PREMIER.
Difficulté fur la Règle qui veut que rien ne porte à faux dans un Edifice.
A difficulté que l’on trouve à bien déterminer les
grofleurs des Colonnes que Ton met les unes fur les
autres procédé le plus louventdela rigidité, de cette
|p[ réglé d’Architecture , qui ne fouffre pas qu’il y ait
" aucune charge dans le baftiment qui porte à faux-.
Et comme elle ordonne que la plinthe de la bafe d’une Colonne
reponde au vif du Dé du Piedeftal fur lequel elle eft affife, que l’ar-
chitrave reponde au vif du haut de la Colonne , & la frife à celui
de l’architrave , aulîi bien que le nud du tympan du frontifpice
6c celuy du Dé des Acroteres ; Il faudroit fur ce même principe
que, non feulement la plinthe de la bafe du fécond eftage , au cas
qu’elle fe trouvât pofée immédiatement fur la corniche du premier,
répondît au vif du haut de la Colonne de deflous ; Mais même
que les membres que l’on voudroit métré entre deux, foit focle,
foit Piedeftal , fiflént la même choie } En forte que le iocle même
qui feroit mis fous la bafe du Piedeftal d’une fécondé Ordonnance,
dût par cette réglé repondre au vif du haut de la Colonne de l’Or-
naiice de deilous.
D’ou vient que donnant à toutes ces parties la faillie qui leur
convient fuivant la nature de leur Ordre : Il arrive , ou que le vif
de la Colonne de deflus fe trouve le plus iouvent reculé en ar-
riéré &c en retraite hors de l’aplomb de celui de la Colonne de
deflous, ou que fon diamètre eft tellement diminué que la Colon-
ne en devient hors de mefure &c inutile.
L’Architecte du Colizée ne s’eft pas foucié que les Colonnes fu-
perieures fuflent à plomb fur celles de deflous ; Au contraire il les
a fait reculer de beaucoup en arriéré ou en dedans, les pofânt fur
les retraites du corps du mur. Et par ce moyen il a eu toute la fa-
cilité pofliblede ne rien faire porter à faux, de faire que les focles
des piedeftaux de deflus repondiifent au vif des architraves de
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